Avril 2026 - Domaine Lapierre.
- Sylvain Carbonneau

- il y a 17 heures
- 3 min de lecture

Au début du siècle (en 1909), Michel Lapierre, un cultivateur de la région du Beaujolais, vient s’installer à Villié-Morgon avec sa femme Annette et évolue comme maître de chai au Domaine Les Chênes (lieu de notre actuel cuvage). Deux ans après son arrivée, en 1911, naissance de leur petit garçon Camille. Cet enfant est le troisième de la famille, mais le premier à voir le jour à Villié-Morgon.
À 14 ans seulement, Camille Lapierre (le père de Marcel) commence à travailler dans les vignes, en métayage, avec son père et sa mère. Ils ont toujours labouré les sols. Tout se fait manuellement ou à cheval. Son père meurt en 1930. En 1941, il se marie avec Lucienne Mathieu. Le vin qu’il élabore part entièrement à la cave coopérative de Fleurie, mais Camille cherche ardemment à développer la vente directe en fûts, à des bistrots de Lyon et de Macon… C’était déjà très visionnaire pour l’époque !

En 1950, nait le troisième enfant du couple, leur premier garçon, Marcel Lapierre. En 1958-59, Camille commence à mettre lui-même du vin en bouteille pour les étiqueter sous son nom ; une autre idée avant-gardiste ! Puis, il achète ses premières vignes en 1960 et agrandit l’exploitation jusqu’à 7 hectares…

En 1973, fort d'une clientèle forgée par son père, avec laquelle le domaine travail encore aujourd'hui, Marcel Lapierre reprend l'exploitation qui compte alors sept hectares. C'est à partir de 1981, sous l'impulsion de Jules Chauvet, chercheur connu et reconnu dans les Universités de Californie, que Marcel Lapierre décide de vinifier sans SO2 ni levurage et de cultiver ses vignes en Biodynamie : sans engrais chimiques, ni désherbants. Aujourd'hui malgré sa disparition, l'énergie du domaine reste intacte. Marcel Lapierre aura imposé depuis trois décennies une idée singulière du vin, fondée sur une compréhension nouvelle de la microbiologie du sol et du végétal.

En 2004 pour Mathieu Lapierre, puis en 2013pour Camille Lapierre, les enfants de Marcelreprennent le domaine familial.Depuis, ils œuvrent avec la mêmesensibilité et avec le même engagement que leursprédécesseurs face aux produits et à leurs clients.

Les Sols : Le cru Morgon
Il y a plus de 500 millions d’années, une intense activité géologique volcanique sous-marine ainsi que d’une importante collision entre deux continents de l’époque ont donné naissance à un ensemble montagneux de forme massive. Comme le refroidissement magmatique s’est fait lentement, la formation de la roche a ensuite été caractérisée par son grain grossier (ce détail prendra tout son sens plus tard…).
Après la montée des océans, l’ensemble est devenu une île dont le Massif central français d’aujourd’hui en composait le centre et le Beaujolais actuel, une partie des côtes. Durant toute la période de la montée des eaux, les crus du Beaujolais n’ont jamais été immergés. D’où l’absence de calcaire.

Le granite métamorphique qui les constituait a peu à peu pris la forme schisteuse composée de silice, de quartz et de manganèse. Grâce à l’érosion lente et douce du grain grossier de la roche (le revoici), notre région a été superficiellement recouverte d’un sable appelé « gore », un terme spécifique pour désigner la granulométrie particulière de cette couche arable, d’un niveau variant de seulement quelques centimètres jusqu’à 1 mètre.
L’appellation « Morgon », que nous produisons, repose sur un sol dit de « roche pourrie », c’est-à-dire provenant de la décomposition de ces roches éruptives. Cette roche effritée confère beaucoup de caractère au vin.
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Aujourd’hui, cinq lieux-dits composent l’appellation Morgon :Les Micouds, Corcelette, Grand Cras, Les Charmes et Côte du Py. La Côte du Py est la seule colline de l’appellation. Elle est issue de remontéesmagmatiques plus récentes, composées de granites plus homogènes appelée« pierres bleues ». Ces sols sont encore plus pauvres que les précédents et donnentune production plus concentrée, reconnue comme étant encore plus prestigieuse.

Que ce soit à la vigne ou au chai, notre démarche s’inscrit dans un idéal de pureté, d’authenticité et de respect des éléments. Plus on respecte les sols et les raisins, plus le terroir pourra s’exprimer et moins les interventions seront nécessaires en vinification. Pour nous, toutes les étapes de la viticulture, de la fermentation et de l’élevage sont les différents ensembles d’un seul et même tout : l’art de produire des vins propres qui présentent de grandes qualités olfactives et gustatives.



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